Transparence cognitive des contenus sémantiques, détermination pragmatique des référents

 

Ce projet vise à explorer la pertinence et les avantages théoriques potentiels des sémantiques relativistes sur les modèles classiques propositionnalistes dans les débats linguistiques, logiques, et philosophiques concernant la transparence cognitive des contenus sémantiques.

Un contenu est transparent si un penseur ou locuteur compétent peut l'identifier et le distinguer de tout autre contenu par la seule introspection, sans passer par une enquête empirique.

Les théories relativistes évaluent les contenus de nos énoncés ou pensées à des mondes centrés, consistant en un monde possible w et un centre c dans ce monde. Elles permettent ainsi de distribuer les différentes composantes des conditions de vérité sur deux niveaux : le contenu et la circonstance d'évaluation.

Ce que nous souhaitons explorer en détail, c'est l'idée novatrice selon laquelle la circonstance d'évaluation (plutôt que le contenu) peut être référentielle, c'est-à-dire centrée sur un référent. Si elle est viable, cette idée promet de réhabiliter la thèse de la transparence des contenus tout en préservant les nouvelles orthodoxies externalistes : on pourrait avoir des contenus qui ne sont jamais en eux-mêmes référentiels, et restent purement descriptifs ou qualitatifs, et en même temps des conditions de vérité qui sont externalistes, et dépendent essentiellement de l'environnement. C'est le cas quand le contenu d'un énoncé ou d'une pensée empirique, qui porte sur notre environnement, doit être évalué relativement à cet environnement, ou monde centré.

Ce modèle comme sa famille relativiste seront explorés tous azimuts. Ses succès explicatifs, ses fondements théoriques, son champ d'application, et ses limites seront éprouvés collectivement au travers d'analyses linguistiques, logiques, et philosophiques.